Un chat noir a transformé le quotidien du commissariat de Bergerac. Vous l’avez peut‑être déjà vu en photo. Son nom, son caractère et sa présence font aujourd’hui parler bien au‑delà de la Dordogne.
Voir le sommaire
Comment Mimosa a trouvé refuge au commissariat
Il était maigre, décoiffé et collé de petites boules jaunes qui ont inspiré son nom : Mimosa. Des agents du service matériel l’ont d’abord aperçu à l’extérieur. Ils lui ont installé un abri en carton et commencé à le nourrir.
Les policiers ont tenté de retrouver un propriétaire via la page Pet Alert 24. Un vétérinaire a estimé son âge à 7 ou 8 ans. Il était castré mais non pucé. Personne ne s’est manifesté. Peu à peu, Mimosa est entré au commissariat pour de bon.
Une présence qui s’est installée vite
Au départ, il reste méfiant. Aujourd’hui, il se promène comme il l’entend. On trouve des gamelles au rez‑de‑chaussée et deux litières, une dehors, une dedans. Il a ses coins favoris : le bureau de l’accueil tenu par Clara, et le fauteuil du commandant Philippe Houchou.
La plupart des agents participent à son soin quotidien. Certains se plaignent de poils sur les sièges. Mais la routine matinale a changé : la première question de la journée devient souvent « où est Mimosa ? ».
La « ronronthérapie » au service du public
Le chat ne fait pas qu’apporter de la compagnie. Son ronron apaise. Selon des professionnels, ce bruit a un effet calmant comparable à un médicament sans effets secondaires. Au commissariat, victimes, plaignants et mis en cause peuvent tous bénéficier d’un moment de calme face à lui.
Clara, à l’accueil, le confirme : la simple présence de Mimosa arrache souvent un sourire. Pour beaucoup, il est devenu la mascotte du lieu et un lien inattendu entre policiers et riverains.
Mimosa, star des réseaux
Les agents ont partagé la vie du chat sur la page Facebook de la Police nationale de la Dordogne. La série « Une vie de chat au commissariat » cumule plusieurs publications. Certaines atteignent plusieurs centaines de vues. D’autres récoltent près de 300 mentions « j’aime » et une a même frôlé les 600 réactions.
Ces publications attirent l’attention. Elles montrent un commissariat sous un autre jour. Et elles suscitent des messages de soutien, de la curiosité et parfois des dons.
Une communauté qui se mobilise
Mimosa a repris du poids : trois kilos en un an. Quand il a souffert d’une morsure devenue infectée, ou quand il a été retrouvé infesté de tiques, tout le monde s’est mobilisé. Un placard du bureau du commandant contient désormais des boîtes de pâtée et des sacs de croquettes offerts par des Bergeracois.
Ce soutien local montre que l’animal est plus qu’un chat de bureau. Il devient un point de ralliement, un symbole d’attention partagée entre agents et habitants.
Une tendance nationale
Bergerac n’est pas isolé. D’autres commissariats français accueillent des chats : La Rochelle, Albi, Beauvais ou Sevran comptent eux aussi leurs félins. Ces présences cherchent le même effet : humaniser les lieux, calmer les visiteurs et créer des passerelles avec la population.
Si vous croisez un chat dans un service public, pensez à respecter l’animal. Offrir un peu de nourriture ou un mot gentil aide. Et si vous souhaitez soutenir Mimosa, vous pouvez suivre la page de la Police nationale de la Dordogne ou apporter des dons de nourriture selon les besoins indiqués.
Au final, Mimosa illustre comment un animal peut changer l’ambiance d’un lieu. Il rappelle aussi que la sécurité a parfois un côté chaleureux. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point un ronron suffit à détendre l’atmosphère.


